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2011. Rendez-vous aux jardins
Des airs de pâtre
««Viens, me dit-il, on va voir combien il nous reste de foin.»
Je sais très bien où il veut me mener. Et dans le foin, il me renverse.»
«D’autres fois, le plus souvent, je file dans le fenil
et je me cache, dans un picotement de fleurs. […]
Crépitements. S’enfle la pesanteur parfumée. Rien ne remue. Puis si.
Il arrive. Il m’a vue. Il me prend à pleine brassée.»
Claudie Hunzinger, Bambois.
Non loin des sonnailles, Christophe Formery joua sur ses flûtes
des airs de pâtre qui n’allaient pas tarder à attirer de son côté
des seventies nostalgiques de « Green Sleeves »,
ainsi que de plus jeunes beautés qui l’écoutèrent
lascivement allongées dans l’herbe du verger.
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